Bronzer pour de faux avec des crèmes adaptées

À l’époque où l’on traque la moindre tache à grand renfort de soins whitening ou brightening, nom­breuses sont celles qui se laissent à nouveau séduire parles autobronzants (ils représenteraient, aujourd’hui, près de 20% du marché des solaires). D’autant que la plupart des freins à leur utilisa­tion (texture desséchante, odeur désagréable, cou­leur trop artificielle) ont été, saison après saison, levés par les laboratoires. Désormais ajustables à la carnation pour un effet quasi sur mesure, les nouvelles formules restent une alternative parfaite pour brunir sans forcer sur les UV.

 Une couleur plus « vraie »

Pour afficher un faux hâle, une seule molécule : la dihydroxyacétone (ou DHA). Un dérivé de sucre qui, une fois appliqué sur la peau, entre en réac­tion avec les acides aminés de la couche cornée et entraîne leur coloration au bout de quelques heures. Une molécule inchangée depuis le premier autobronzant formulé à la fin des années cinquante mais qui, depuis 1998, est souvent associée à un autre sucre, l’érythrulose. «Il réagit de la même manière avec la peau mais la couleur est plus longue à apparaître.

La coloration est moins rouge orangé ce qui permet de nuancer le résultat et de le rendre tout de suite plus naturel.» Pour «épicer» la peau, cer­tains labos ont choisi, depuis peu, d’enrober leur DHA de mélanine (le pigment responsable du bron­zage). C’est en fait une mélanine d’origine végé­tale mais surtout biomimétique qui, comme un calque du hâle naturel, permet d’obtenir un fini beaucoup plus « vrai”.

Pour accentuer l’effet, certains glissent même dans leurs formules des activateurs de bron­zage à base d’extraits d’orange douce, d’huile de roucou ou de buruti chargés de stimuler la mon­tée de mélanine (la vraie, celle de la peau cette fois) à la surface de l’épiderme et de mélanger ainsi pig­ments naturels et artificiels, le vrai et le faux hâle.

Un hâle modulable

Pour coller de plus près à chaque carnation, les autobronzants nouvelle génération jouent également sur la concentration du couple DHA- érythrulose. Pendant longtemps, les formules affi­chaient presque toutes le même pourcentage.

Mais, en 2005, les labos ont commencé à distinguer peaux claires et peaux mates. Pour la première fois, même les carnations très pâles pouvaient appliquer un autobronzant sans virer à l’orange carotte. Pour affiner cette offre sur-mesure, les scientifiques continuent plus que jamais à plancher sur l’effet modulable. Désormais, le faux hâle est aussi progressif que le vrai.

Des textures fondantes

La DHA est une molécule hygrophobe. Lorsqu’il n’y a pas suffisamment d’eau dans la formule, elle a ten­dance à pomper celle de la peau. Un effet des­séchant longtemps pointé du doigt. Pour que l’épiderme ait largement de quoi rester hydraté, les autobronzants se composent désormais à 70% d’eau et contiennent tous des actifs émol­lients et nourrissants chargés d’assouplir davan­tage : de la glycérine bien sûr, mais aussi de l’huile de noyau d’abricot et d’argan, de l’eau de coco… Ultra hydratants, ces fluides n’en deviennent que plus fondants sur la peau.

L’application, plus homogène, n’en est que plus aisée. D’autant que, côté texture, on fait désormais dans la finesse, le light. Alors qu’une crème un peu épaisse pou­vait « freiner” l’application par endroits, ces émul­sions devenues plus fluides permettent une meilleure répartition des sucres sur la peau. Brumes, sérums, gelées, mousses ou marmelades, ces produits évitent du même coup dérapages, coulées ines­thétiques et traces de doigts.

Un « fini » lumineux

Si les textures s’étalent mieux, de manière plus uniforme, c’est aussi parce qu’elles intègrent des actifs exfoliants chargés d’affiner le grain de peau. Ces AHA végétaux (issus de la papaye, l’orange, l’ananas…) donnent au Stratum comeum (couche cornée) un aspect plus lisse, donc plus “jeune”. Comme la DHA réagit avec la couche cornée, on évite, en éliminant les cellules mortes, que l’autobronzant accroche la peau ou la rende plus terne par endroits.

Devenue plus lisse, celle-ci reflète aussi mieux la lumière. Pour accentuer cet effet glowy, certaines marques glissent dans leurs textures paillettes, pigments soft focus et autres micronacres qui floutent les ridules et boostent en même temps l’éclat. Souvent teintées, ces formules déposent aussi un fini caramélisé ce qui permet en prime de contrôler l’application sans se tromper.

Une application parfumée

Pendant longtemps, la DHA a été accusée de dégager un parfum assez désagréable. Une odeur âcre décelable dès la sortie du tube mais qui s’amplifiait surtout au moment de l’oxydation avec la peau. Aujourd’hui, lors des tests pro­duits, on mesure non seulement la montée de la couleur mais aussi, et c’est vraiment nouveau, l’odeur résiduelle sur la peau.

Ce qui pousse les chercheurs à envi­sager la fragrance de leurs autobronzants comme de véritables parfums de vacances assez déve­loppés pour absorber ou masquer les effluves de DHA. Avec des notes fraîches et hespéridées pour les uns, des accords exotiques et ensoleil­lés de fleur de tiaré et d’eau de coco pour les autres ou même de vanille gourmande… Là encore un avant-goût de vacances.

Le hâle parfait en cinq gestes

1. Exfolier. Pour éliminer amas de cellules mortes et zones rugueuses qui court-circuitent l’uniformité du résultat.

2. Doser. Sur le visage, certaines zones nécessitent d’être moins dorées que d’autres, autour des yeux par exemple. Pour atténuer l’effet, on applique son contour des yeux juste avant.

3. Lisser. On effectue des mouvements de lissage et plutôt avec un gant de toilette. On recouvre ainsi une surface plus importante qu’à main nue.

4. Hydrater. Pour étaler et homogénéiser l’autobronzant, mais aussi estomper les éventuelles taches.

5. Renouveler. Tous les jours pour un bronzage soutenu ou tous les deux à trois jours pour un effet plus light

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